Ecouter Bruxelles, ses paroles errantes

Une série proposée à écouter sur les ondes de RFI  

Tous les samedis et dimanches d’avril à 7h55. Durée : 2’30. 

(1/5) samedi 1er avril : « Les voix perdues »

Les paroles errantes sont les voix des autres, les voix qui ont perdu leur destinataire. Ce sont les voix solitaires de la ville de Bruxelles ici retrouvées. A partir de la pièce « On est vivants », réalisée par Anna Kovaleva, Erik Verreyken, Caroline Sordia, avec Monica Fantini.

(2/5) samedi 8 avril : « Les voix étrangères »

Les paroles errantes emplissent l’espace de la gare Centrale. Ces sont des voix synthétiques ou des voix humaines, des voix de passage ou de répétition, des bribes d’intimité aux accents du monde. A partir de la pièce « Le beau là-bas sûr », réalisée par Amélie Guyot, Jimmy Kosolosky, Dragan Markovic, avec Christophe Rault.

(3/5) samedi 15 avril : « Les voix passagères »

Les paroles errantes, ce sont des mots d’amour, des mots irritants, des mots criés, des mots susurrés... ils deviennent le roman sonore de la ville écrit par les passants. Réalisé par Laure Gatelier.

(4/5) samedi 22 avril : « Les voix des pluies »

Les paroles errantes sont des mots qui s’échappent, confus, sous la pluie fréquente qui tombe sur la ville de Bruxelles. Flavien Gillié a enregistré les mots lointains sous la pluie de Bruxelles qui se décline sous mille formes, de la petite ondée au crachin interminable jusqu'à la drache nationale. Réalisé par Flavien Gillié.

(5/5) samedi 29 avril : « Les voix solitaires »

Les paroles errantes sont aussi des voix solitaires, elles surgissent à l’improviste dans la ville : les éclats de voix d’une jeune femme Afghane, d’un homme et son cri libre au marché du midi, d’un petit Allah qui joue à répéter les mots du muezzin dans une rue. Réalisé par Monica Fantini.

Du 1er au 29 avril, Monica Fantini propose, dans le cadre de son émission 'Ecouter Paris, écouter les villes du monde', la série ECOUTER BRUXELLES ET SES PAROLES ERRANTES réalisée des habitants de la ville de Bruxelles lors de l’atelier Salle des voix perdues/trouvées

Initié par Monica Fantini et BNA-BBOT dans le cadre de la semaine du son à Bruxelles , l’atelier de création sonore s’est tenu pendant 4 jours, avec 8 habitants de la ville de Bruxelles. Ils ont arpenté la ville à l'écoute de paroles errantes. A partir des collectes, des échanges, des écoutes et des réflexions partagées tout au long de l’atelier ils ont collectivement créé 5 pièces sonores. Monica Fantini nous en propose des échos.

Les paroles errantes sont des mots perdus de la métropole. Ce sont des paroles dites sans être adressées à quelqu’un en particulier : monologues égarés, maelström envoûtant des foules, revendications portées à bout de voix, bribes de conversations, voix synthétiques ou des voix humaines, toutes ces traces vocales appartiennent au paysage sonore de la ville.

Cette série s'inscrit dans le projet Ecouter le mondeest un projet de création sonore porté par un réseau international d’acteurs culturels qui a pour objectif d’inventer une plateforme numérique innovante afin de faire découvrir la diversité et la richesse des villes du monde par le son. A travers cette expérience sensorielle inédite, il s'agit de développer et d'explorer les pratiques et les sens de l'écoute.
En effet, nous sommes habitués à regarder le monde, moins à l’écouter. Et pourtant, les harangues des vendeurs d'un marché dakarois, les cris des enfants dans un square parisien, les chants de la pagode de Rangoun, les klaxons et les musiques de rue à Delhi, minuit sonné par les cloches de la place Saint-Marc à Venise ou encore l'ambiance de la place du jeu de balles à Bruxelles racontent notre quotidien, avec une puissance évocatrice peut-être plus forte encore que les images.
Ecouter le monde prévoit la création d’une plateforme numérique qui sera composée d’une sonothèque (les enregistrements de la vie quotidienne des villes) accompagnée de protocoles de collaboration en ligne à l’usage des partenaires et futurs collaborateurs désirants participer au projet ; et d’un outil participatif : les «cartes postales sonores» (des créations qui invitent le public à participer à la découverte des richesses et diversités des cultures des villes du monde).
Le projet a démarré le 3 octobre 2016 et associe plusieurs acteurs : Radio France Internationale à Paris, le conservatoire «Benedetto Marcello» de Venise, l’école de journalisme et nouveaux médias E-Jicom de Dakar et BNA-BBOT à Bruxelles.
Il fait également appel à des compositeurs, journalistes, auteurs radio, ingénieurs du son, mais aussi aux habitants, artistes numériques, musicologues, chercheurs, scientifiques et jeunes artistes visuels. Ecouter le Monde repose ainsi sur l’interdisciplinarité de ses acteurs et représente une sorte de laboratoire artistique pour l’échange des compétences et cultures.
Avec le soutien du programme Europe Creative de l'Union Européenne
Suivez les activités du projet sur le blog du projet, sur facebook ou sur twitter
ROPE  I BNA-BBOT EJICOM

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