Des abattoirs à abattre

Dimanche 11 mars 2012, 15h, à l'Espace Delvaux/P'tit ciné

Vendredi 16 mars 2012, 9h, Radio Panik

Lundi 9 avril 2012, 12h, Radio Panik

Dimanche 22 avril 2012, 22h, Eldoradio, RTBF/La Première

Les abattoirs représentent un univers craint et fantasmé. A travers les sons et l'histoire des abattoirs d'Anderlecht, c'est un peu plus d'un siècle d'évolution historique qui se dessine. Le rapport à la mort, à la consommation, l'évolution des métiers, de l'industrie: tout est cristallisé dans cette immense place que sont les abattoirs et autour desquels, quotidiennement, des gens vivent et travaillent.Dès mars 2011, BNA-BBOT se penche sur la richesse patrimoniale que constitue l'abattoir d'Anderlecht. L’abattoir d’Anderlecht est un lieu singulier. Il est l’un des seuls en Europe qui se trouve encore en ville et qui, fait exceptionnel, couvre tout le processus d'abattage, de l'arrivée de l'animal vivant jusqu'à la vente en détail. Beaucoup de Bruxellois l’ignorent. Et pour cause : l’abattoir d’Anderlecht ne fait l’objet d’aucune forme d’information et ne jouit d’aucun prestige – phénomène assez récent dans l’histoire du site. Pourquoi ? Certes, il est implanté à l’extrême limite d’un quartier ayant mauvaise presse. Certes, le patrimoine industriel (passé et) contemporain ne fait pas partie de la « culture » aujourd’hui prisée, fût-elle médiatique. Certes, les modes alimentaires, et particulièrement les modes alimentaires propres à une certaine classe influente, ne charrient plus tant la chair que la molécule. Mais encore ? Quels sont les ressorts de l'invisibilité de cette exception bruxelloise que représente l’abattoir d’Anderlecht? Concentrant une richesse patrimoniale tant matérielle (l’histoire du site et du quartier) qu’immatérielle (l’histoire d’un métier et d’un rapport social à la chair morte), l’abattoir d’Anderlecht nous semble offrir un sujet d’exploration créative inédite.

Ecoutez ici les témoignages de travailleurs de l'abattoir, de l'abatteur de boeufs au vendeur de peaux en passant par le désosseur de porcs, mais également de vétérinaires, de fondateurs d'ABATAN ou encore d'anciens travailleurs qui vous diront combien était jolie la serveuse du café l'Abatteur...

Expériences et langages singuliers dans ces voix qui vous font pénétrer dans l'univers de l'abattoir, vous narrent l'histoire du site, vous disent comment va la vie à Cureghem, vous parlent du temps présent et à venir... Une véritable immersion sonore au coeur de l'abattoir et de son quartier!

Ces témoignages ont été récoltés par Philip Geukens, Katrijn Geeraert, Séverine Janssen et les étudiantes des Facultés Universitaires Saint-Louis dans le cadre de notre documentaire radiophonique « Des abattoirs à abattre"- conception et réalisation : BNA-BBOT en partenariat avec les Facultés Universitaires Saint-Louis et La Cambre architecture, coproduction : Bruits asbl).
En français et en néerlandais.
En-dessous des interviews, téléchargez la fiche de présentation où chaque intreview est présentée et contextualisée.
Une première diffusion a eu lieu le 17 août 2011 dans le cadre du pleinOPENair

Extrait 1 - 2'30

Extrait 2 - 3'09

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